AGOA, African Growth Opportunities Act (AGOA), Loi sur la Croissance et les Opportunités de Développement en Afrique, est une loi américaine votée et promulguée en mai 2000 par le Congrès américain, sous l’égide du Président Bill CLINTON. Cette loi permet aux pays de l’Afrique Subsaharienne d’exporter sur le marché américain sans droit de douanes. Le Gabon est éligible depuis 2000.

Avant cette année 2000, l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) était le seul cadre de coopération entre le Gabon et les Etats-Unis. Ce cadre de coopération avait pour seul avantage le Système Généralisé des Préférences (SPG) qui prévoyait des mesures préférentielles admettant l’entrée en franchise des droits de douanes pour plus de 4650 produits. La situation actuelle de coopération a prolongé le système généralisé des préférences en y ajoutant environ 1800 nouveaux produits exploitables portant ainsi à 6300 produits pour une exploitation encore plus diversifiée.

L’AGOA, concrétisation des aspirations des États-Unis et de l’Afrique subsaharienne prévoit que le programme peut créer d’importantes oppor­tunités pour les pays remplissant les conditions et changer fondamentalement la structure des économies bénéficiaires. Même si l’AGOA a suscité un accroissement de 500% des exportations afric­aines aux États-Unis ces dix dernières années, et créé près d’1,3 million d’emplois, elle doit s’amélior­er au niveau de la diversification des produits et de la modification des structures économiques africaines. C’est une nouvelle vision de la croissance économique, du développement par le commerce. L’AGOA vise entre autres :

-      promouvoir le commerce et les investissements  entre les Etats-Unis et l’Afrique subsaharienne en accordant aux pays admis un accès exceptionnel au marché américain ;

-      encourager le développement économique et les réformes en Afrique subsaharienne ;

-      favoriser un accès et des possibilités accrues pour les investisseurs et entreprises en Afrique subsaharienne ;

-      supprimer les contingentements au textile et aux vêtements en provenance d’Afrique subsaharienne ;

-      encourager la diversification dans les pays les plus pauvres d’Afrique ;

-      encourager le recours à l’assistance technique pour consolider les réformes et le développement économique.